Tentative de fixation de la bâche, un échec cuisant

Si je n’avais qu’un mot pour décrire la difficulté que j’ai rencontré à poser cette bâche ça serait « horreur ». Rien que d’écrire mes aventures, ça me crispe. Mais comme toute aventure, elle est intéressante à raconter !

Enfin, après quelques mois de préparation, j’ai à ma disposition un tissu cousu à la machine à coudre, de l’isolant mince et une bâche imperméable. Je n’ai plus qu’à fixer le tout à différents endroits de la roulotte.

Cela se fait en 3 temps :

  • on fixe le tissu d’abord à l’aide d’une agrafeuse-pistolet, aux arceaux en plastique ;
  • on fixe par-dessus l’isolant mince, toujours à l’aide de l’agrafeuse, au niveau des arceaux ;
  • on complète enfin avec la bâche imperméable, en vissant cette fois, des vis en inox au niveau des longerons en bois en hauteur.

Le procédé est simple, j’imagine rapidement que j’aurai besoin d’aide pour tendre à chaque fois les éléments. Mais ce qu’il me manque surtout, c’est le matériel de fixation. Je n’ai pas d’agrafeuse-pistolet.

Un petit coup d’oeil sur Internet m’indique qu’un objet de ce style coûte minimum 30€. N’ayant pas beaucoup de moyens fin 2020 et ne me voyant pas investir sur un objet que je n’utiliserai qu’une seule fois, je me suis tournée vers mon réseau pour en emprunter une.

Et bien, je crois que j’aurai du économiser…

J’essaie d’emprunter l’agrafeuse-pistolet

Un homme répond à mon appel, je n’aurai jamais l’occasion d’aller chercher son agrafeuse.

J’emprunte le temps d’une après-midi l’agrafeuse d’un ami à la Menuiserie Collaborative. Je galère à l’utiliser, il faut énormément de forces pour réussir à agrafer et les angles sont très compliquées. Je dois me tourner le corps pour agrafer en hauteur. Je n’arrive de toute façon pas à terminer à temps car le soleil commence à se coucher, j’agrafe très sommairement l’ensemble pour protéger la roulotte. Je pars de là peu satisfaite et ressens que les difficultés vont continuer…

A partir de là, je n’arrive plus à avancer, je ne suis pas conquise par ce style de fixation, je perds un peu espoir et la roulotte reste tranquille plusieurs mois.

Je trouve par hasard une agrafeuse à vendre !

Au hasard de mes promenades chez Emmaüs, je trouve une agrafeuse-pistolet à quelques euros. Je reprends un peu espoir en me disant que si j’ai moi-même ce matériel, je serai autonome pour agrafer autant de fois que je veux. Je retrouve le sourire.

Quelques temps après, un dimanche après-midi, je propose à Laure, une amie, de me rejoindre à la roulotte pour bricoler ensemble. Dans mes préparatifs, j’oublie de prendre les agrafes que j’avais à la maison. Constatant rapidement cet oubli, nous fonçons à un supermarché encore ouvert pour en acheter et revenons confiante à la roulotte.

Je constate alors que les agrafes ne sont pas à la bonne taille…

Nous repartons dans 2 magasins différents chercher celles dont nous avons besoin. Je découvre alors que les agrafes ne sont pas standards et qu’il existe une variété de longueur et diamètre. Le problème, c’est que je n’avais aucune idée de quel format mon agrafeuse avait besoin, et ce n’était même pas marqué dessus.

La conclusion de cette journée ? Une après-midi à la plage ! Nous nous sommes démotivées, préférant aller nous promener les pieds dans le sable.

Round 3 : je me motive une bonne fois pour toutes

Je profite de la venue de ma sœur Marie sur Montpellier pour bricoler ensemble. Elle m’accompagne à Leroy Merlin pour acheter les bonnes agrafes. Bien sûr, en chemin, je découvre que j’ai oublié l’agrafeuse pour questionner un.e vendeur.euse…

On reprend le tramway, cette fois-ci avec tout ce dont j’ai besoin ! Cette histoire d’agrafes me tirent par les nerfs. Heureusement, nous sommes conseillées au magasin et je repars avec les bonnes agrafes, attestées par un vendeur.

Nous nous rendons le lendemain à la roulotte pour essayer et là, je perds patience. L’agrafeuse est inutilisable.

Après avoir bien galéré à comprendre le mécanisme d’ouverture, l’agrafeuse me sort aléatoirement des agrafes. Des fois 3 en même temps ou des fois aucune, selon sa bonne humeur. Mais ?????

J’abandonne. Nous rentrons et je me mets à chercher une agrafeuse électrique à emprunter.

Round 4 : passer à l’électrique

Heureusement, sur les réseaux sociaux, je me fais rapidement un contact. Une jeune femme basée à Villeneuve-Les-Maguelone possède le bien que je recherche. Mon précieux !! Je fais un aller-retour illico pour aller le chercher. C’est parfait car l’agrafeuse électrique de la nana est compatible avec les agrafes que j’ai acheté quelques jours auparavant. Ma joie revient, je me sens libérée d’un poids. Tout commence à se fluidifier.

J’ai l’idée de proposer à une autre amie, Sandrine, de m’accompagner bricoler. Cette fois, je suis bien prête, j’ai tout à ma disposition et la batterie de l’agrafeuse électrique est bien chargée.

Quel soulagement de voir le tissu se fixer, l’agrafeuse marche parfaitement et Sandrine et moi sommes une équipe gagnante, le travail va vite et on prend plaisir à bosser ensemble !

La suite, c’est une autre histoire, car oui, j’ai réussi à agrafer l’ensemble du tissu. Mais à mes dépends et contre mes nerfs. Le stress a été difficile à gérer et ce coup dur a mis une grosse pause quant à l’avancée de la construction.

Heureusement, j’ai toujours eu foi que quelqu’un pourrait me donner un coup de main et je me sens pleine de gratitude envers ces belles personnes. J’ai fait une tarte aux pommes en remerciement à la propriétaire de l’agrafeuse d’ailleurs.

Je suis Camille, roulottière 2.0

Informaticienne de métier, je suis sortie de mon ordinateur pour construire une roulotte traditionnelle en bois. A travers ce projet, je veux organiser des rencontres, des soirées et des initiatives solidaires à Montpellier : repas partagés, ciné en plein air, sessions méditation, etc.

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